Le cheval islandais est élevé en race pure depuis plus de mille ans, les frontières de l'Islande ayant été fermées à toute importation de chevaux en l'an 930, soit moins d'un siècle après le début de la colonisation de l'île (chevaux d'origine nordique, probablement apparentés au fjord actuel et au Tarpan, ainsi que poneys celtiques venus avec les esclaves et butins de guerre).
Ainsi isolée de longue date, ce qui est très rare, la race n'a pas subi les mêmes pressions sélectives que celles du continent. Le tölt et l'amble étaient très répandus au début du millénaire. De même la diversité des robes était beaucoup plus grande. Sur le continent, pour des raisons probablement militaires et agricoles, on sélectionna des chevaux grands et charpentés pour porter et tracter lourd. Ceci aboutit, comme toujours quand on sélectionne sur certains critères, à un appauvrissement génétique sur d'autres critères dont la perte d'un certain nombre de robes. Actuellement il arrive que les chevaux fassent quelque foulées de tölt, que les critères de l'équitation classique amènent à considérer comme une 'faute'.
Sélectionné sur des critères totalement différents, le cheval islandais a conservé dans son patrimoine génétique la capacité à produire des allures latérales, ainsi qu'une infinie diversité dans les robes et sans doute bien d'autres particularités !
Le cheval islandais a longtemps été exporté vers les îles britanniques pour travailler dans les mines où son courage, sa rusticité et sa docilité le faisaient apprécier particulièrement. Depuis les années 50 – 60, il est de plus en plus exporté vers l'Europe continentale pour une pratique de compétition et de loisirs.
Les chevaux islandais sont notamment très nombreux en Allemagne (60000). Ils ont fait leur entrée en France à la fin des années 60. La plupart sont en Alsace et dans le Nord-Est de la Lorraine, mais ils sont présents sur tout le territoire dans des proportions croissantes.